Buffy the vampire slayer Season 8 #12 par Drew Goddard et Josh Jeanty (Dark Horse)
J’en vois qui rigolent au fond de la salle. Et pourtant, Buffy le comics par Josh Whedon est sans arrêt cité sur toutes de sortes de blogs et de sites sérieux, et il paraîtrait même que c’est bien. Etonnant pour un truc que j’ai toujours considéré comme une série plutôt moyenne.
Après avoir hésité j’ai enfin donné sa chance à Buffy. Résultat plutôt décevant : le comic est à peu de chose près au même niveau que la série. Va comprendre.
Gravel #1 par Warren Ellis et Raulo Caceres (Avatar press)
Suite des aventures du sorcier militaire véner d’Ellis. Rien d’extravagant dans ce numéro, si ce n’est la présence d’un reine mère lézaroïde géante qui a 6 nichons. Va comprendre.
All Star Batman & Robin the Boy Wonder #9 par Frank Miller et Jim Lee (DC Comics)
Je prends cette série au #9 et débarque donc en plein milieu d’un arc dans lequel Batman et Green Lantern sont prêt à se foutre sur la gueule. Sauf que c’est finalement un Robin pré-pubère (12 ans, va finir par avoir des ennuis Batman…) qui explose littéralement Green Lantern, et manque de le tuer dans un combat très bien dessiné, car probablement très bien écrit. Batman intube le malheureux, et s’ensuit une réflexion croisée portée par l’écriture tranchante et sèche de Miller : prise de conscience de ses pulsion meurtrières et effroi pour Petit Scarabé, et questionnement sur son droit à entraîner un enfant dans la noirceur Batmanesque pour Maître Bruce. Chouette, je viens de lire une sacrée bonne bande dessinée.
The Punisher #55 par Garth Ennis et Goran Parlov (Marvel)
Frank Castel aka le Punisher est un personnage fascinant, un justicier facho dans la plus pure tradition Charles
Bronsonienne du terme.
Dans les mains de Garth Ennis, c’est du petit lait. L’auteur de Preacher a un don pour donner vie à des personnages durs et flegmatiques, qui vous feraient presque peur, et qui finissent par vous faire marrer (comme dan sa série culte Preacher).
Punisher #55 est le premier volet d’un nouvel arc. Des méchants militaires hauts placés veulent éliminer Frank et prévoient de lui envoyer des soldats de l’Armée américaine parce qu’il ne pourra décemment pas les tuer sans passer pour un traître à la nation. Mis à part pendant l’intro, une discussion entre Nick Fury et Castle (est un de ces moments dont je parle plus haut), il ne se passe pas grand chose. A suivre.
Screamland #1 par Harold Sipe et Hector Casanova (Image)
Premier comic d’Harold Sipe, Screamland s’appuie sur une idée plutôt marrante : Frankestein n’est pas un mythe, mais un acteur bien réel qui joue son propre rôle. Dépressif et alcoolique depuis l’avènement de la 3D, il est relancé par son agent qui lui trouve un rôle dans une adaptation de manga avec ses potes Dracula, le Loup-Garou et la Momie.
Harold Sipe pose les premières pierres d’un univers nostalgique des films de monstre des années 30, qui promet une vision décapante du cinéma et de l’envers de son décor.
Comic Book Comics #1 par Fred Van Lente et Ryan Dunlavey (Evil Twin Comics)
L’histoire des comics se devait d’être racontée sous forme de bande dessinée. De la fin du XIXème aux années 40, Lente et
Dunlavey s’y collent et reviennent en vrac sur la guerre Fleischer - Disney, la naissance de Superman, les débuts de Jack Kirby… En plus des faits, Comic Book Comics utilise la forme du medium pour illustrer son propos : l’apparition des cases ou les innovations dans la mise en page sont directement illustrées. Le tout est instructif et très ludique, dans la veine d’un Scott McCloud.
Locke and Key 2 par Joe Hill et Gabriel Rodriguez (IDW)
Je l’ai déjà dit et je le répète, le perso (ou l’objet) en vernis sélectif sur la couverture de ce comics est magnifique. Dommage que l’intérieur ne soit pas au même niveau. Je n’ai pas d’a priori contre les enfants traumatisés par l’assassinat de leur père(j’adore Bruce Wayne par exemple). Mais après deux numéros de Locke & Key, force est de s’avouer que l’histoire est chiante et qu’il ne faudra pas acheter le #3, même si la couv sera probablement sublime. Putain de marketing.